[Communiqué de Presse] Tests salivaires dans les lycées franciliens : une proposition bancale pour un résultat inefficace.

Lundi 25 avril, Valérie Pécresse, Présidente LR du Conseil régional d’Ile de France, a confirmé sa détermination à mettre en place des tests salivaires pour les lycéens. Une promesse de campagne qui vire à l’obsession.

Elle justifie cet engagement par la nécessité de lutter contre le décrochage scolaire. Elle estime que la consommation de cannabis est à l’origine du décrochage scolaire ! Cette vision est révélatrice de l’âge de la clientèle politique à laquelle s’adresse Valérie Pécresse. Elle ne cherche pas à protéger les lycéens des conduites à risque mais bien de rassurer son électorat en brandissant une mesure sécuritaire.

Ces tests salivaires posent deux problèmes de taille pour Eddie AIT, Président PRG du groupe Radical, Citoyen, Démocrate et Ecologiste (RCDE), au Conseil Régional d’Ile-de-France.

En premier : leur coût. Il déclare à ce sujet « Celui-ci n’a pas été prévu dans le budget tout juste voté pour 2016. Valérie Pécresse annonce qu’il pourrait être prélevé sur la ligne de fonctionnement des lycées, ce qui est irresponsable quand on sait qu’elle a déjà été diminuée au profit des lycées privés. »

Second problème : la faisabilité de la mise en place d’une telle mesure. Même si Valérie Pécresse a procédé à un rétropédalage, en revenant sur le caractère obligatoire de ces tests, d’autres difficultés subsistent. En premier lieu, le fait que SOS Drogue Info service ne soit pas à même de déposer un cadre légal et en second, que l’accord des parents reste nécessaire pour procéder à un test sur un élève mineur. Les fédérations de parents d’élèves ont depuis le départ fait connaître leur scepticisme quant à cette mesure.

Pour Eddie AIT cette mesure électoraliste serait coûteuse et sans effet : « A raison de 11 € par test salivaire, et de 500 000 lycéens en Ile-de-France, le groupe RCDE estime que le coût de cette mesure serait  irresponsable et surtout inefficace. Le test ne dépiste la consommation de cannabis que si celle-ci a eu lieu quelques heures auparavant, vu les dispositifs que demande une telle mesure, nous doutons que l’effet de surprise soit possible. Nous préférerions consacrer ces deniers à la prévention auprès des jeunes sur les conduites à risques, que ce soit en matière de consommation de drogues ou de l’éducation à la sexualité que Valérie Pécresse tend à faire disparaître.»

 

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

w

Connexion à %s