[Séance plénière 19 & 20 mai 2016] Intervention de Jean-Luc Romero-Michel sur l’ascenseur social en Ile-de-France

CR 96-16 : Relancer l’ascenseur social, valoriser le mérite et l’excellence. 

Madame la Présidente,

Madame la Vice-présidente,

Qu’est-ce que l’ascenseur social si ce n’est la mobilité sociale, c’est-à-dire le changement de statut social des individus ou de groupes sociaux.

Notre société démocratique a fait de l’égalité des chances et la mobilité sociale des principes de justice fondamentaux. Ils sont inscrits dans notre Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen et il est de notre responsabilité et de notre devoir d’élus républicains de les défendre et d’en assurer la pérennité.

L’image de cet ascenseur social incarne l’idéal méritocratique dans lequel, nous croyons. C’est faire en sorte que le destin des jeunes ne dépende plus de leur origine sociale, mais au contraire, donner à chacun les moyens d’accéder aux positions sociales de leur choix grâce à leur seul mérite. Et quand il fonctionne, l’ascenseur social assure la cohésion de la société tout en stimulant la croissance. Mais aujourd’hui il semble grisé compromettant la démocratie sociale dont l’égalité des chances est une condition sine qua none.

Aujourd’hui plusieurs engrenages semblent s’être enrayés, parmi lesquels l’école publique, laïque et gratuite qui était à la fin du  XIXème siècle le vecteur de progrès social. Cette école républicaine en laquelle nous croyons semble parfois s’être davantage massifiée que démocratisée. Et nous en portons tous la responsabilité.  Pierre Bourdieu nous a alerté il y a bien longtemps sur la reproduction sociale par le biais de l’école, mais peut-être n’y avons-nous pas été assez attentif. Et aujourd’hui nous ne pouvons plus faire abstraction de ce déterminisme social. Si nous croyons en la méritocratie, nous savons que l’égalité des chances est loin d’être acquise et qu’il nous faut redoubler d’effort pour en créer les conditions.

Concernant le rapport nous craignons qu’une bourse de 900€ soit bien peu pour la reprise d’études universitaires. Quels autres leviers devons-nous actionner pour amplifier cette mesure ? Concernant les cordées de la réussite comment s’assure-t-on qu’elles touchent les lycées qui en ont le plus besoin ?

Nous regrettons que ces mesures ne soient pas intégrées à une politique concrète et ambitieuse pour l’éducation en Ile-de-France. Vous avez fait le choix du saucissonnage au détriment d’une vision globale, et d’une politique avec des perspectives.

Bref vous survolez le sujet, et ce rapport laisse malheureusement une impression de fait à la va-vite.

 

Intervention du jeudi 19 mai 2016 de Jean-Luc Romero-Michel

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