Renfort du financement de la vidéosurveillance

Paris, France | AFP | mardi 24/01/2017 – 14:51 UTC+1 | 459 mots

La région Ile-de-France, présidée par Valérie Pécresse (Les Républicains), a validé mardi le financement renforcé en 2017 de la vidéosurveillance dans les communes et les lycées, et va financer des études pour l’implantation d’un centre de déradicalisation.

L’opposition de gauche (PS, FDG, Radicaux de gauche et écologistes) a notamment regretté que « la prévention et la médiation » soient « sacrifiées » au profit de la seule vidéosurveillance, et a dénoncé une « opération de communication ».

Les crédits d’investissement en matière de sécurité ont été augmentés de près de 12% pour 2017, pour atteindre 21,8 M d’euros, a dit le vice-président en charge de la sécurité, Frédéric Péchenard.

Le budget prévoit notamment 10,290 M pour la sécurisation des lycées (portiques, vidéosurveillance, etc.), 5 M pour l’aide à l’implantation locale de forces de sécurité (nouveaux commissariats ou casernes), 1,4 M pour l’équipement des policiers et gendarmes, et 4 M pour la vidéosurveillance.

Ce dernier budget a été doublé par rapport à 2016, en raison de la « forte demande » des communes, a déclaré M. Péchenard. 41 communes ont bénéficié d’aides à la vidéosurveillance en 2016.

La région prévoit également 200.000 euros pour cofinancer des études préalables à la mise en place d’un centre de déradicalisation, qui « ne se fera qu’après une convention avec le ministère de la Justice ».

En matière de prévention et de médiation, la région prévoit 800.000 euros notamment pour des associations d’aide aux victimes et la mise en place d’un téléphone grand danger pour les femmes victimes de violence conjugale.

Un dispositif salué par l’opposition, qui a cependant regretté l’absence de financement spécifique pour des dispositifs d’écoute pour les jeunes victimes de harcèlement, ou pour les femmes victimes de harcèlement dans les transports.

Dans la nuit de lundi à mardi, la région a aussi validé son budget environnement, doté de 86,08 M d’euros en investissements (+35%), notamment pour lutter contre les dépôts de déchets sauvages, l’aide au remplacement des vieilles chaudières, l’aide au renouvellement des véhicules polluants pour les artisans et commerçants, et le « plan vert » pour revégétaliser les villes (qui sera présenté au premier semestre).

Mais les écologistes ont notamment déploré des « renoncements » en matière d’éducation à l’environnement, de gestion des déchets, d’énergie ou de rénovation thermique.

L’opposition s’est aussi inquiétée pour l’avenir de l’Agence des espaces verts (AEV), dont la région a baissé les subventions. Des salariés de cet organisme ont manifesté mardi matin près du conseil régional.

La vice-présidente en charge de l’environnement, Chantal Jouanno (UDI), a expliqué qu’une « internalisation » de l’AEV au sein de la région était « une hypothèse », mais que rien ne serait acté avant le « plan vert ». Elle a rappelé que la chambre régionale des comptes a rendu un rapport « assassin » sur la gestion de l’AEV.

L’examen du budget 2017 régional se poursuit jusqu’à jeudi.

caz/dch/phc

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