[AFP] Les élus régionaux d’Ile-de-France débattent de la future réforme territoriale

Paris, FRANCE | AFP | 18/10/2017 20:30 UTC+2 |

Les élus du conseil régional d’Ile-de-France ont débattu mercredi de la future réforme institutionnelle du Grand Paris que prépare le gouvernement, défendant pour la plupart l’échelle régionale comme étant la plus pertinente face à l’actuelle Métropole du Grand Paris.

Le gouvernement a annoncé pour l’automne une réforme du Grand Paris qui inquiète une large part des élus franciliens, craignant un renforcement de la MGP, créée en 2016 et une éventuelle « suppression des trois départements de Petite Couronne ».

« Cette réforme pourrait déboucher sur un contre-sens historique », a prévenu la présidente de la région Ile-de-France Valérie Pécresse (LR), plaidant une nouvelle fois pour une métropole « à l’échelle de la région ». Elle a dénoncé le « mille-feuille administratif » causé par la création de la MGP, « dont la mission n’a jamais été claire » et qui a introduit selon elle « une fracture entre la Petite Couronne et la Grande Couronne ».

La MGP regroupe Paris, les 123 communes de la Petite Couronne, et sept communes de la Grande Couronne parisienne.

Pour Carlos Da Silva, au nom du groupe socialiste, « le Conseil régional est dépositaire de la vision stratégique à l’échelle de l’Ile-de-France ». Mais il a déploré que la politique de Valérie Pécresse n’aille « pas dans le sens d’une diminution des fractures de l’Ile-de-France, elle les aggrave ».

– Demande de référendum –

« La région est le cadre pertinent » pour une réorganisation territoriale, mais « elle doit être démocratique, parlementaire, solidaire et sociale », a déclaré Mounir Satouri, pour le groupe Alternative écologiste et sociale (rassemblant écologistes et certains socialistes), tout en refusant « de donner un blanc-seing à Valérie Pécresse ». Il a appelé au « lancement d’une grande consultation des Franciliens ».

Pour le Front de Gauche, Céline Malaisé a également réclamé un référendum sur le Grand Paris. « Ce qui se dessine, c’est l’adaptation territoriale au libéralisme », a-t-elle déploré, défendant le rôle des départements et des communes, « des échelons utiles et proches des habitants ».

« On voit bien que l’objectif ultime est de donner tout le pouvoir à la Métropole du Grand Paris, ce qui serait une recentralisation du pouvoir » a dit Wallerand de Saint-Just pour le FN. « Non à la métropole de M. Macron, qui est en réalité une nécropole ».

La MGP « doit s’inscrire dans une démarche de complémentarité et non d’opposition avec le fait régional », a souligné de son côté Emmanuelle Cosse, au nom du nouveau groupe RDCEC-Le rassemblement (radicaux de gauche).

Dans la majorité régionale, Othman Nasrou, pour Les Républicains, a défendu l’échelle régionale pour « avoir un poids comparable face à la métropole de Londres, dans la bataille pour l’attractivité de notre territoire ».

« Le statu quo sur la Métropole du Grand Paris n’est plus possible », a renchéri Yann Wehrling, pour le MoDem, appelant à une clarification des compétences et une « clarification administrative ». « La région capitale ne peut plus continuer à être administrée sur cinq échelons lorsque le Grand Londres n’en compte que deux ».

Jean-François Vigier pour l’UDI a estimé que la réflexion métropolitaine reposait « avant tout sur le bloc communal qui doit rester le socle de cette réflexion pour que nos institutions gardent ce lien indispensable de proximité avec les habitants ».

caz/sl/ct

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