Glyphosate : cessons l’imposture !

Publié par Eddie AIT le 27 octobre 2017.

Malgré une large protestation citoyenne – pétition « Stop Glyphosate » de plus d’un million de signatures – malgré une objection ferme des parlementaires européens et une opposition de cinq pays membres – dont la France –  les experts de la Commission européenne ont décidé de ne pas décider. Mercredi 25 octobre, le devenir de l’herbicide le plus utilisé au monde, le plus décrié aussi, est encore une fois reporté. Pas tout de suite, pas encore. Quand alors ? Aucune date n’est donnée. Le temps presse pourtant face à l’urgence sanitaire et écologique qui se joue sous nos yeux, et toute hésitation, toute tergiversation semble malvenue.

Quand santé et environnement sont menacés, il n’y a ni mansuétude ni embarras qui vaillent. C’est une réponse claire, rapide, ferme que nous devons apporter. Elle tient en deux mots : interdiction immédiate. Le débat ne doit ni porter les motivations quant à un potentiel renouvellement de licence, ni sur l’interrogation quant à de nouveaux délais d’autorisation de mise sur le marché. C’est un faux débat. La question sera la même dans 4, 5 ou 10 ans. Personne ne l’ignore. C’est remettre hypocritement  un problème aux calendes grecques, c’est gagner naïvement du temps au détriment de la santé de tous. La culture du petit compromis ne doit pas s’inviter dans le bal qui se joue.

Nous devons apporter une réponse claire et ferme : une interdiction de l’herbicide !

Quand santé et environnement sont menacés, il n’y a ni complaisance ni faveurs qui vaillent. Le glyphosate continue, et ce en toute légalité, d’être épandu sur nos champs, d’infiltrer nos nappes phréatiques, d’imbiber notre air et de détruire à petit feu nos sols. Jusqu’à quand allons-nous autoriser cet empoisonnement à grande échelle ? Combien de tests affligeants de cheveux hautement saturés et surintoxiqués faudra-t-il  encore pour que les normes muent ? Comment croire au caractère « probablement »  cancérigène  chez l’homme, quand il est parfaitement avéré pour les animaux. Non-sens ou aberration, on ne concède pas de sursis à une substance dont la toxicité n’est plus à prouver.

Que l’on arrête de nous faire croire que supprimer le glyphosate engendrera une crise de la production alimentaire européenne. Repenser un modèle mortifère qui a  largement démontré ses limites, désirer le retour à une agriculture respectueuse des hommes et de la terre n’est ni déplacé, ni utopique. De nombreux agriculteurs l’ont compris et n’ont pas attendu les nombreux rapports qui pointent du doigt le produit phare de Monsanto. Se passer d’alternatives chimiques ampute les récoltes d’environ 10%, nous sommes donc bien loin d’apercevoir les prémices d’une pénurie de vivres. Que l’on arrête de nous faire croire que s’opposer au glyphosate c’est prêcher contre l’industrie et la science. Cette rhétorique partisane n’est en réalité qu’une stratégie destinée à masquer des enjeux économiques pharamineux. Stratégie dont les ficelles sont communes à l’industrie du tabac. Nous ne prêchons pas contre la science, nous prêchons pour la préservation de la santé de chacun. Nous ne prêchons pas contre l’industrie, nous prêchons pour que cette dernière continue de prospérer dans un monde qu’elle ne souille pas.

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