Pass Navigo: le Groupe RCDEC dénonce la politique tarifaire erratique de Valérie Pécresse

un-usager-tient-un-passe-navigo-a-paris-le-10-decembre-2014_5606079Le tarif du Pass Navigo n’augmentera pas cette année. Une victoire bien tardive pour tous les Franciliens puisque le tarif unique, gage de l’égalité spatiale entre les Franciliens, a déjà subi deux hausses consécutives, 3 euros en 2016 et 2,20 euros en 2017.

Et le Pass Navigo n’est pas le seul à souffrir de la politique des transports de l’exécutif, les étudiants ont eux aussi vu le forfait Imagine R, réservé aux -26 ans, augmenter de 8,10 euros en 2017, atteignant ainsi 324 euros par an.

La stabilité du tarif du pass Navigo pour 2018 est une bonne nouvelle pour les usagers après la découverte de la « discrète cagnotte » d’Île-de-France Mobilités. L’augmentation du nombre d’usagers sur les lignes du réseau francilien, celle du versement transport des entreprises et une aide de l’État ont permis à l’autorité des transports de la Région de se procurer une capacité financière capable de répondre aux exigences d’un pass Navigo à tarif unique à 70 euros, comme l’a révélé le conseil d’administration d’Île-de-France Mobilités d’avril 2018.

La politique de transport de la Région doit être orientée au profit d’une action sociale et environnementale, ce qui n’est pas le cas aujourd’hui.

Les hausses du tarif du transport en Île-de-France ne s’accompagnent pas d’une amélioration du service proposé par Île-de-France Mobilités. Dans son dernier rapport (3ème trimestre 2017), il pointe les défauts de service des transports franciliens : aucune ligne du RER ne remplit son seuil contractuel de de ponctualité ; seule la ligne K du réseau Transilien parvient à son objectif, les sept autres suivent l’exemple des RER et les lignes N, R, U, et H voient même leurs résultats en baisse.

Sur la protection de l’environnement, le projet déjà bien avancé du « Tram 13 Express » n’est pas en adéquation avec l’objectif régional. Ce projet implique en effet la destruction de 2,5 hectares de forêt dans le domaine de Saint-Germain-en-Laye pour sa liaison avec la gare RER de Saint-Cyr, un coût écologique désastreux.

Plus encore, la politique tarifaire de Valérie Pécresse doit, au-delà de tenir ses promesses de campagne, répondre aux besoins des Franciliens qui sont plus que légitimes à exiger un service d’une meilleure qualité et correspondant au prix payé, eux qui consacrent déjà 13,1% de leurs dépenses de consommation aux transports.

 

Eddie AÏT, Président du Groupe RCDEC au Conseil Régional, Conseiller municipal de Carrières-sous-Poissy

 

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s