« Face aux urgences climatiques et sociales, nous devons incarner le changement dont la Région Ile-de-France a besoin » (Discours prononcé lors des vœux 2019 du groupe RCDEC)

Discours prononcé par Eddie Aït, président du groupe RCDEC lors de la cérémonie des vœux 2019.

 

Mes chers collègues, 
Mesdames, Messieurs les élus,
Chers amis,

Permettez-moi tout d’abord de vous remercier, chacune et chacun, pour votre présence à nos côtés ce soir dans les salons du Conseil régional pour la soirée des vœux du Groupe Radical, Citoyen, Démocrate, Ecologiste et Centriste, le RCDEC.

2018 fût une année politique singulière et inédite. Je pense notamment au mouvement des gilets jaunes, aux mobilisations féministes et aux marches citoyennes en faveur du climat.

Ces mobilisations ont rappelé l’urgence à construire un nouveau contrat politique avec les Français autour de la fiscalité verte.

Utiliser la fiscalité pour inciter une société entière à réduire sa consommation d’énergies fossiles n’a de sens que si dans le même mouvement des compensations sociales redistributrices le permettent.

Car, la question du pouvoir d’achat est devenue cruciale pour nombre de personnes dans notre pays : salariés, chômeurs, précaires, retraités.

Justice sociale et justice environnementale ne sont pas dissociables.

Sortir de la pensée unique énergétique suppose également de faire preuve d’anticipation, d’inventivité et de volonté politique.

Il faut désinvestir dans les énergies fossiles et investir massivement dans les alternatives :

  • dans les transports en commun pour les rendre, partout, plus denses, moins chers et plus propres, voire gratuits et dans le développement des pistes cyclables et des mobilités douces,
  • arrêter l’étalement urbain qui aggrave les problèmes de transport et l’artificialisation des terres,
  • renforcer les activités économiques, services publics et commerces de proximité,
  • développer une politique ambitieuse pour des logements accessibles, mieux isolés et plus efficaces énergétiquement,
  • réorienter l’appareil productif pour répondre aux besoins sociaux utiles et durables de la majorité de la population.

De nombreuses politiques publiques locales existent et sont à mettre en débat en Ile-de-France. Certaines, significatives, sont déjà en œuvre ou expérimentées dans les Hauts de France, en Grand Est, en Occitanie, en Normandie, et par la Métropole du Grand Paris.

La Commission nationale du débat public révèle par ailleurs que les Français attendent une territorialisation de la politique énergétique et une responsabilisation des collectivités territoriales.

Les élus du groupe RCDEC, engagés pour avancer vers un changement radical de politique sociale et écologique, ont pris le pouls de cette attente citoyenne. Ils ont été force de propositions.

Je veux profiter de leur présence ce soir pour les remercier, les remercier pour leur engagement et leur confiance.

Je tiens ici, chers collègues, à vous saluer individuellement.

Le groupe RCDEC compte aujourd’hui 11 élus. Les renforcements qui se sont succédés en son sein révèlent la qualité du travail collectif fourni ainsi que l’attractivité de son positionnement dans un contexte de recomposition du paysage politique francilien.

Nous proposons un rassemblement large de progressistes sur des valeurs et des projets concrets, ancrés dans nos territoires.

Nous nous affirmons comme le troisième groupe d’opposition républicaine au Conseil régional d’Île-de-France.

Trois ans après sa naissance, le groupe RCDEC a su évoluer et fédérer autour de valeurs cardinales qui fondent son ADN : la laïcité, l’écologie, l’égalité républicaine.

Aussi, j’aimerai remercier nos collaborateurs qui assurent au quotidien le fonctionnement de notre collectif.

Par le biais d’amendements, de questions écrites et orales, d’un vœu, d’interpellations dans l’hémicycle ou dans la presse, les élus du groupe RCDEC ont porté des exigences : celles de faire de l’Ile-de-France une région solidaire, écologique et efficace.

Désormais à mi-mandat, un premier bilan peut être tiré des politiques publiques engagées par le Conseil régional d’Île-de-France et des propositions que nous avons formulées depuis le début de la mandature.

Ce bilan, nous avons choisi de le dresser à l’aune des 17 objectifs du développement durable (ODD) du programme des Nations Unis pour le développement (PNUD), tant ils font l’unanimité et concentrent l’essentiel des défis auxquels les politiques publiques sont confrontées.

Or, force est de constater que la politique menée par l’Exécutif régional depuis trois ans est bien loin de permettre à l’Île-de-France d’atteindre ces objectifs.

Derrière une communication masquant la réalité des politiques menées, l’Exécutif régional n’a pas cessé de fragiliser des pans entiers de la société francilienne : associations écologistes, acteurs culturels, citoyens les plus précaires, lycées publics, politiques de prévention, quartiers populaires… Tous se souviendront amèrement de cette première partie du mandat !

A cette réalité, nous opposons une action cohérente au service d’une Île-de-France qui agit pour plus de justice sociale.

A cette réalité, nous opposons aussi les Objectifs du Développement Durable, véritables appels à l’action.

La mobilisation de tous les élus de l’opposition républicaine est donc essentielle pour que les trois prochaines années permettent la préparation d’une alternative politique au service de toutes les Franciliennes et tous les Franciliens.

S’opposer et proposer, nous en aurons largement l’occasion en 2019 !

En effet, les séances de débats et de vote du budget 2019 les 17, 18 et 19 décembre dernier ont confirmé les inquiétudes qui étaient celles des élus du groupe RCDEC.

Un budget en baisse, honteusement loué, hypocritement magnifié par Valérie Pécresse à la presse, un budget capitulant sur des sujets essentiels, un budget qui se révèle être déconnecté des besoins et attentes réels des Franciliennes et Franciliens.

Face aux urgences climatiques et sociales, nous devons incarner le changement dont notre collectivité territoriale a besoin.

Face au creusement des inégalités, notre région a besoin d’une voix et d’une force pour défendre les personnes les plus fragiles.

Face au développement des communautarismes, nous continuerons à défendre la laïcité et une Instruction publique et républicaine.

Face au dérèglement climatique, notre région se doit d’être une référence et un modèle en matière de transition écologique.

En matière de transition écologique, je dénonce ceux qui appartiennent au camp des destructeurs, faisant preuve soit d’aveuglement soit de cynisme.

L’empreinte colossale des activités humaines a précipité la terre dans une nouvelle ère. Tous les écosystèmes sont affectés.

En 2019, le groupe RCDEC réaffirmera l’urgence que tous les choix de politiques économiques, éducatives, culturelles, sociales… faits par notre collectivité territoriale soient déterminés par l’enjeu de l’écologie.

Enfin, et pour conclure, j’aimerai partager avec vous les mots du célèbre guerrier apache, Geronimo, dont la portée et l’écho semblent résonner toujours en 2019 :

« Quand le dernier arbre aura été abattu, quand la dernière rivière aura été empoisonnée, quand le dernier poisson aura été péché, alors on saura que l’argent ne se mange pas. »

Je vous remercie.

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